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Les candidats à la présidentielle oublient les villages

Sur les 21 candidats à la présidentielle en RDC, seuls trois battent campagne, et seulement en ville. Les villages sont donc abandonnés. A quand les élections où les villages de mon pays recevront eux aussi des prétendants à la magistrature suprême qui leur parlent et les écoutent ?

Shadary, Fayulu et Tshisekedi sont les trois candidats à la présidentielle les plus en vue. Ils ont tous passé moins de 24 heures à Lubumbashi, et seulement dans le centre-ville. Kipushi, une cité à 30 km de là n’a pas été visitée alors que Likasi, ville située à 120 km l’a été. Cela veut-il dire que le futur président de la RDC, s’il est parmi les trois, ne pourra travailler en urgence qu’en faveur des populations des villes ?

Depuis l’indépendance du Congo, les électeurs des milieux ruraux n’attirent pas les candidats à la présidence de la République. Les manœuvres électorales et les promesses ont lieu dans les villes. Aussi, c’est seulement en ville que l’eau, l’électricité, les routes, les écoles et des hôpitaux acceptables sont construits.

Des villages invivables

Les candidats ont mille et une raisons de s’éloigner des villages et des campagnes. Les dix-sept ans du régime de Kabila n’ont pas assez servi à améliorer la vie dans ces milieux et les candidats le savent. Aucun autre régime, à part sous la colonisation belge, ne s’est intéressé au développement des villages. La conséquence est que les villages sont devenus invivables, ainsi jeunes et vieux les fuient. Si bien que les villes sont en surpopulation, comme c’est le cas à Lubumbashi et à Kolwezi, dans l’ancien Katanga.

Les candidats promettent d’investir dans les infrastructures, l’eau et l’électricité, l’aménagement du territoire, et de créer des emplois. Dans l’entendement des Congolais depuis l’indépendance, c’est en ville que tout cela se passe. Au village, on n’a pas d’électricité, on boit l’eau des rivières… De nombreux élèves parcourent de nombreux kilomètres, parfois une dizaine, pour rejoindre leurs écoles et ce, depuis l’école primaire. Les habitants des villages sont-ils donc des citoyens de seconde zone ?

 

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Les commentaires récents (2)

  1. Aussi un aspect important est qu’il y a vingt-six provinces alors qu’il n’y avait que 30 jours de campagne; comprenons ainsi le défi logistique que cela demande vu la grandeur du pays.

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