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RDC-Congo-Brazza : défendre les libertés à travers le cinéma

« Brillons et restons unis ». Voici l’appel lancé aux festivaliers réunis du 17 au 25 août 2018 en Bretagne en France, au 41e festival de cinéma de Douarnenez. C’est un rendez-vous culturel consacré cette année aux peuples des deux Congos. Deux peuples que la géographie, la politique et la culture rapprochent inévitablement.

Un vent frais souffle sur Douarnenez en raison de ce festival de cinéma qui y réunit de nombreux artistes depuis 41 ans. C’est aussi une fraîcheur due à l’ouverture de cette ville sur la mer, avec un verdoyant relief. Environ 140 films devraient être projetés à ce festival dont près de 80 concernent les deux Congos. Une occasion, comme il n’y en a pas assez en Europe, de découvrir les « peuples des Congos », reconnaît Valérie Caillaud, la présidente du festival.

Un ton particulier dans ces films touche aux libertés publiques, mais aussi à la gouvernance politique ou socio-économique dans ces deux pays francophones voisins, et dont l’histoire politique est jalonnée par l’instabilité. Des films d’Européens, mais aussi de cinéastes de Brazzaville et de Kinshasa. C’est le cas de « Meurtre à Kinshasa. Mais qui a tué Laurent-Désiré Kabila ? », de Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman. Le documentaire dans lequel témoigne notamment le Congolais de Kinshasa Marc-Antoine Vumulia, retraçant l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila ainsi que sa chute, après une entrée en guerre avec ses anciens alliés.

Défendre la liberté artistique, « la première des libertés »

Un autre film parmi tant d’autres, « Le ministre des Poubelles » du Belge Quentin Noirfalisse, mettant en scène l’art aux tonalités politiques du Kinois Emmanuel Totalatala, surnommé « Le ministre des Poubelles ». A l’ouverture, la présidente du festival a rendu hommage au mouvement citoyen congolais Lutte pour le changement (Lucha). Un mouvement devenu, depuis l’expiration du dernier mandat constitutionnel du président Kabila, une voix remarquable dans les débats publics en RDC. Mais aussi, la répression politique à laquelle la Lucha fait face au quotidien, lui a valu la sympathie de plusieurs organisations sur le plan international.

Le festival permet ainsi de découvrir « l’histoire de ces pays où le respect des libertés n’est jamais évidente », d’après Valérie Caillaud. De son côté, le maire de Douarnenez a invité à défendre la liberté artistique. Jean-Michel Le Boulanger l’a définie comme « la première des libertés. Il faut, dès lors selon lui, se battre pour cette liberté ».

 


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