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En 2018 comme en 1992, les catholiques marchent pour la démocratie

La principale confession religieuse en RDC ne rate pas une occasion de monter au créneau, chaque fois que la situation se détériore au pays. L’Eglise catholique a désormais pour tradition de se ranger du côté des sans voix. Ses actions sont plus qu’un lobbying, pour être vues par le pouvoir comme de la politique politicienne.

1992, la marche de l’espoir par les chrétiens

Le 16 février 1992, à l’appel des mouvements laïcs catholiques, des dizaines de milliers de chrétiens descendent dans les rues de Kinshasa. Ils réclament la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS). La CNS avait été mise sur pied après que Mobutu avait ouvert l’espace politique au multipartisme. Ces assises étaient censées baliser le chemin à la nouvelle Constitution et à l’organisation des élections, pour un Zaïre un peu plus démocratique.

La suspension de ces assises par le maréchal Mobutu avait alors énervé les catholiques qui décidèrent de manifester. Beaucoup y ont perdu la vie. C’est le massacre des chrétiens, commémoré tous les 16 février depuis l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir.

2017-2018: les laïcs catholiques ont encore marché

En décembre 2017, une année après la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Joseph Kabila, l’Eglise catholique a marché pour exiger des élections. La Cenco, la Conférence des évêques catholiques, a plusieurs fois appelé au respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre qui régit la transition depuis 2016. Les laïcs catholiques seront dans la rue pour la troisième fois en moins de deux mois le 25 février 2018, après un nouvel appel de leur coordination.

Les marches du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 ont une chose en commun avec celle de 1992 : la répression sanglante. Des marcheurs, Bibles, crucifix, chapelets et rameaux en main, ont été réprimés par les services de sécurité qui tiraient à balles réelles. Dans les deux cas, les Congolais ont bravé la peur et se sont levés pour revendiquer leurs droits reconnus par la Constitution.

 


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